Giancatarina David

Matière Noire
Présentation du travail:

Né le 16 décembre 1971 en Avignon, je suis venu m’installer à Marseille pour étudier aux Beaux Arts de Luminy, j’ai complété ma formation par une année à l’école Polytechnique d’Art de Bristol en Angleterre. DNSEP communication en poche, j’étais tireur photo noir et blanc et j’ai poursuivi ma pratique photographique et exposé en 1999 dans le cadre de la biennale des jeunes créateurs à Rome, ainsi qu’au mois de l’image à Dieppe. Tout mon travail de cette époque a été perdu dans un vol. Durant deux ans, dans le cadre de mon service militaire civil dans une association d’insertion, j’ai été formateur en reportage, labo et multimedia auprès de jeunes en situation difficile ; l’un d’entre eux (Didier Della Magiorra) a d’ailleurs été lauréat de la bourse photographie de la Fondation Lagardère. J’ai ensuite débuté ma carrière de photographe, mon regard s’est porté sur la ville à travers le monde avec mon projet Paysages Urbains : «Une étude photographique sur le territoire des villes à travers le monde. Ces images proposaient une relecture de l’évolution contemporaine de nos cités et espaces publics. La ville, véritable réservoir de couleurs, où viennent se juxtaposer masses de béton, aplats de bitume, parois minérales et éléments végétaux, était appréhendée comme une scène en mutation. Il s’agissait de saisir le visage aléatoire de la ville, résultat d’innombrables années d’évolutions et de cohabitations.» En 2003, alors que je m’intéressais de plus en plus à la notion de document, le service du patrimoine du conseil général de la Drôme m’a passé une commande sur les premiers sites classés par Mérimée. J’ai porté le même type de regard sur l’abbaye de Fonfroide dans le cadre d’une commande suivie d’une édition. En 2005, lors d’un séjour au Vietnam, j’ai réalisé le portrait d’un pays communiste à l’heure de la globalisation. C’est une suite d’images de paysage où se mêlent tradition, histoire récente et consumérisme de masse ; influences mêlées le long des rizières du Nord. De mon rapport à l’espace, au document, au tableau photographique sont nées des séries photographiques autour de grands chantiers : dans le cadre de Marseille 2013, la renaissance du Château Borely et sa mutation en musée, plus récemment une mission photographique autour de la création de la nouvelle médiathèque de Pertuis, construite en partie sur le site d’une ancienne église. Menant en parallèle recherches personnelles et commandes professionnelles, cela m’a permis d’acquérir une maitrise technique de ces médiums. Depuis plus de 10 ans, je réalise des visuels pour les musées, éditeurs, collectionneurs d’art : plus de 6000 œuvres d’art photographiées à ce jour. Cette technicité me permet de mener à bien mon travail plastique actuel, ma dernière exposition en date intitulée «Manière Noire», est une approche sur la nature morte, une mise en abîme de l’évolution de la représentation.

Téléphone: 06 63 84 43 45
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